Publications scientifiques du centre Jacques-Petit

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Ouvrages récents Liste par auteur Liste par titre Liste par éditeur

 

 

Ouvrages récents (2009 - 2012)

 

Quillet Françoise, Arts du spectacle. Identités métisses, 2011, Éditions L'Harmattan, 264 p.

Voici rassemblées des études qui présentent les arts du spectacle d’Indonésie, d’Inde, de Chine, de Taïwan, du Japon, du Brésil, du Pérou et d’Europe. A l’intérieur de chacune de ces cultures, les arts observés ici répondent à des caractères multiples, par la diversité de leurs langages, par les tensions entre tradition, classicisme et modernité mises en œuvre comme par celles installées entre les cultures locales et la mondialisation.
Aujourd’hui, la notion d’identité se crée, se perd, se retrouve métamorphosée dans le jeu des créations multiculturelles. On ne saurait croire à la transparence de cette notion ainsi qu’à la neutralité de son usage, dès lors qu’on considère son utilisation politique. Le mot s’autorise non d’une nécessité mais d’une commodité, relève moins de la raison que de la production.
Plus que d’identité des arts, il est souhaitable de parler de diversité. On passera ainsi d’une stérile défense de l’identité culturelle à la fécondité née du dialogue des cultures. Cette fécondité produira des conditions d’une reconsidération de l’identité humaine, alors que l’ère du numérique pose la question « de l’orientation de l’art et de l’espèce humaine ».

 

Auraix-Jonchière Pascale, Marchal-Ninosque France, Barbey d'Aurevilly et l'esthétique : les paradoxes de l'écriture, 2011, Éditions des Annales Littéraires de l'Université de Franche-Comté, 304 p., n°884

Pascale Auraix-Jonchière (CELIS) et France Marchal-Ninosque (Centre Jacques-Petit) recueillent dans ce volume les actes d’un colloque qui s’est tenu au printemps 2008 à la MSH de Clermont-Ferrand. Ce colloque, « Barbey et l’esthétique », avait pour objectif d’envisager les rapports, souvent polémiques, que Barbey entretient avec les discours sur l’esthétique, avant de faire retour sur les principales caractéristiques de son écriture. Durant ces journées, s’est dégagée une ligne de force : qu’il s’agisse de critique, d’écriture intime ou de création romanesque, la pensée de Barbey s’articule autour de la notion féconde de paradoxe. Cet ouvrage met en regard les réflexionsde l’écrivain et certaines des données d’une « esthétique en acte » et d’une authentique poétique.

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Quillet Françoise, L'opéra chinois contemporain, 2011, Éditions L'Harmattan, 106 p.

Si l’on cherche des renseignements sur Internet, Wu Hsing-Kuo est mentionné comme un célèbre acteur de cinéma qui a joué aux cotés de Jacky Chan et de Gong Li. Mais cet ouvrage s’intéresse non à l’acteur mais à l’homme de théâtre qui dit préférer le théâtre au cinéma même s’il lui faut gagner moins et travailler davantage.
Les entretiens rapportés ici sont le témoignage vivant d’une aventure théâtrale unique dans laquelle s’établit la fusion du théâtre chinois et du théâtre occidental à travers l’adaptation de pièces shakespeariennes, de tragédies grecques, du théâtre de Beckett et de l’œuvre de Tchékhov.
Comment être à la fois fidèle à la forme artistique de l’opéra de Pékin et vouloir être le moteur du renouvellement de ses formes ? Wu Hsing-Kuo, un des grands réformateurs non seulement de la scène chinoise mais de la scène internationale, immense acteur, homme de théâtre exceptionnel donne ici ses réponses.

 

Quillet Françoise, Le théâtre s'écrit aussi en Asie, 2011, Éditions L'Harmattan, 320 p.

Les études consacrées aux théâtres classiques d’Asie concernent souvent leur dimension scénique. Rares sont celles qui s’intéressent au poème dramatique. Pourtant ces théâtres n’ont jamais fait l’économie du texte. La Fleur bénéfique de Saugandhikam (Inde), Le Pavillon aux pivoines (Chine) et Matsukaze (Japon) sont des exemples éminents des noces intimes qui s’opèrent en Asie entre scène et texte.
L’analyse de ces trois pièces fait découvrir des théâtres qui ne sont pas passés par le pli de la pensée aristotélicienne et classique occidentale. Le présent travail, par les relations qu’il observe entre texte et scène, à travers la musique et la danse, apporte sa contribution à nos connaissances des théâtres classiques d’Asie mais nourrit aussi, plus largement, notre réflexion sur la fabrique du théâtre. Nul doute que cette étude soit dynamique et fertile pour qui s’intéresse au théâtre contemporain.

 

Bénac Karine, Harmat Hélène, Serre-tête et autres fredaines, 2011, Presses Littéraires

 

Chronique journalistique des écrivains (1880-2000) (La), 2010, Sous la direction de Bruno Curatolo et Alain Schaffner, Éditions Universitaires de Dijon, 226 p.

 

Écritures textuelles des théâtres d’Asie (Les), 2010, Actes du colloque international de décembre 2006, Éditions des Annales Littéraires de l'Université de Franche-Comté, 306 p., n°875

On considère principalement les théâtres classiques d’Asie sous l’angle de la scène. Les formes mises en jeu répondent à des techniques, relativement codifiées, que l’on pourrait considérer comme des écritures, des « écritures scéniques ». Il ne faut pas omettre pour autant que ces théâtres sont sous-tendus par des textes, qui supportent l’entrelacement des expressions comme une trame soutient une broderie, des « écritures textuelles ».
La richesse de leurs langages dramatiques apparaît dans les analyses des pièces indiennes, chinoises et japonaises présentées dans ce livre. Ce langage est différent de notre langage dramatique, n’étant pas passé par le pli aristotélicien. Sa spécificité nous invite à une réflexion sur l’écriture théâtrale et son fonctionnement dans des cultures différentes des nôtres. Comment pense-t-on « autrement » le texte théâtral, quelles pensées se développent autour du théâtre en Asie ? Le voyage n’est pas différent de celui auquel nous conviait Roland Barthes au début de L‘Empire des signes, dans le chapitre « La langue inconnue » :

défaire notre « réel » sous l’effet d’autres découpages, d’autres syntaxes ; découvrir des positions inouïes du sujet dans l’énonciation, déplacer sa topologie ; en un mot, descendre dans l’intraduisible, en éprouver la secousse sans jamais l’amortir, jusqu’à ce qu’en nous tout l’Occident s’ébranle et que vacillent les droits de la langue paternelle, celle qui nous vient de nos pères et qui nous fait, à notre tour, pères et propriétaires d’une culture que précisément l’histoire transforme en « nature ».

C’est à ce voyage que nous invite le présent ouvrage.

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Quillet Françoise, Études de trois pièces asiatiques, 2010, Éditions L'Harmattan

 

Giroud Vincent, French Opera : A Short History, 2010, Yale University Press, 366 p.

 

Bénac-Giroux Karine, Inconstance dans la comédie du XVIIIe siècle (L'), 2010, Éditions L'Harmattan

 

Kastberg Sjöblom Margareta, Ablali Driss, Linguistique et littérature, Cluny 40 ans après, Volume I, 2010, Presses Universitaires de Franche-Comté

 

Kastberg Sjöblom Margareta, Ablali Driss, Linguistique et littérature, Cluny 40 ans après, Volume II, 2010, Presses Universitaires de Franche-Comté

 

Ablali Driss, Kastberg Sjöblom Margareta, Linguistique et littérature. Cluny, 40 ans après, 2010, Éditions des Annales Littéraires de l'Université de Franche-Comté, 344 p., n°863

Cet ouvrage rassemble les principales interventions du Colloque « Cluny 40 ans après » tenu à Besançon à l’automne 2008. De nombreux chercheurs parmi les plus en vue à l’intersection des sciences de la littérature et des sciences du langage répondent à quelques questions brûlantes : quoi de neuf depuis l’immense retentissement du colloque de 1968, Linguistique et littérature, tenu à Cluny à l’initiative des animateurs de la Nouvelle Critique ? Comment se sont monnayés, sur cette intersection alors majeure, les divers changements de paradigme résultant de la crise du structuralisme, du développement de l’École française d’analyse du discours, du focus sur l’énonciation, du retour en force du sujet voire de l’auteur, du renouvellement de l’histoire littéraire ? Quelle place tiennent les nouvelles pratiques d’analyse émergées de cette transition : le rôle des outils informatiques pour l'analyse des textes littéraires, les renouvellement apportés au problème de l'interprétation des textes, abordé aussi bien du côté des genres textuels, que du côté de la narratologie ? Quels déplacements se sont produits en stylistique ? Ce colloque a été l’occasion de faire de l’histoire un levier épistémologique. Le volume qui en est issu offre, par la convergence des regards qu’il convoque, un "bilan et perspectives" transdisciplinaire où se mêlent les voix de participants de 1968 et des générations suivantes. Il contribue à la fois à réduire les résistances encore vivaces à la conjonction de la linguistique et de la littérature, et à juguler toutes les formes d’éclectisme ou d’œcuménisme qui prospèrent encore sur ce terrain.

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Oxford Companion to the Book (The), 2010, Associate editor et contributeur, Oxford University Press, 1408 p.

 

Paul Claudel et l'histoire littéraire, 2010, Edité par Didier Alexandre, Pascale Alexandre-Bergues, Pascal Lécroart, Éditions des Annales Littéraires de l'Université de Franche-Comté, 500 p., n°865

L’histoire littéraire savante, telle que l’Ecole et l’Université l’ont institutionnalisée, est d’abord, dans sa pratique, une construction empirique, relative et subjective ; inséparable des partis pris d’écoles et d’époques, elle s’appuie sur une multitude de discours (journaux, revues, essais, entretiens, écrits intimes…) qui relèvent aussi bien des critiques ou des universitaires, que des écrivains eux-mêmes. Paul Claudel est apparu ici comme une figure de choix pour interroger cette histoire littéraire aux multiples visages : écrivain complexe et pourtant si facilement caricaturé, il constitue un objet d’étude particulièrement précieux pour mesurer la diversité des portraits que tel auteur, telle revue ou tel manuel ont élaboré de lui, tandis que lui-même a façonné son ou ses histoires littéraires, participant à la construction de son propre mythe.
Rassemblant les meilleurs spécialistes de Claudel et proposant un éventail cohérent d’angles d’approche sur le sujet, ce volume s’efforce, par cet exemple, de penser l’histoire littéraire comme un ensemble de représentations et offre les bases épistémologiques pour fonder une histoire plurielle de la littérature au XXe siècle.

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Branger Jean-Christophe, Giroud Vincent, Aspects de l'opéra français de Meyerbeer à Honegger, 2009, Éditions Symétrie, 258 p.

 

Claudel et la Hollande, 2009, Textes réunis par Marie-Victoire Nantet. Articles de W. G. C. Byvanck (traduits du néerlandais par Bertrand Abraham, Éditions Poussière d'Or, 253 p.

Donnant donnant ! Claudel a beaucoup reçu de la Hollande et le lui a bien rendu. En 1892, un Hollandais curieux, W.G.C. Byvanck, pose sur le tout jeune écrivain un regard doublement perspicace. Sur le conseil et par l’entremise de Marcel Schwob, il le lit d’abord puis il le rencontre, à un moment capital de sa vie traduit sur scène par Tête d’Or (1889) et La Ville (1890-1891).

Quarante ans plus tard, Claudel devenu entre-temps Ambassadeur de France à Bruxelles s’est depuis longtemps dégagé du théâtre au profit de l’exégèse. La Hollande toute proche se présente comme un pays à déchiffrer, ou plutôt un tableau enfoui à faire advenir au miroir des œuvres de ses grands peintres. Tout comme Byvanck, autrefois, fit advenir Claudel au miroir de ses drames.

Tels sont les deux pôles de cet ouvrage, l’un construit à partir des cinq articles de Byvanck sur Claudel – pour la première fois intégralement traduits – l’autre à partir des écrits de Claudel sur la Hollande : ses notes du Journal et ses essais (« Introduction à la peinture hollandaise », « Avril en Hollande »…).

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Claudel politique, 2009, textes réunis et présentés par Pascal Lécroart, Préface de Jacques Julliard, Éditions des Annales Littéraires de l'Université de Franche-Comté, 456 p.

 

Mémoires du roman. La revie littéraire des romanciers oubliés. Domaine français – XXe siècle, 2009, Textes réunis et présentés par Bruno Curatolo et Paul Renard, Éditions des Annales Littéraires de l'Université de Franche-Comté, 242 p., n°857

Depuis juin 1987, Roman 20-50, revue semestrielle du « Centre d’étude du roman du XXe siècle » de l’Université Lille 3, contient une rubrique, « La revie littéraire », consacrée à un romancier français qui, dans la plupart des cas, connut de son vivant une notoriété plus ou moins grande puis tomba dans l’oubli, souvent après sa mort, mais quelquefois avant celle-ci, pour retrouver, enfin, une certaine audience.
Le présent ouvrage, proposant un choix de ces articles, vise à compléter l’histoire du roman français au siècle dernier, en revisitant des œuvres que les anthologies, dictionnaires et autres manuels négligent. Son ambition est de donner un aperçu synthétique de ce «moment» éditorial qui coïncide avec le dernier quart du XXe siècle et déborde désormais sur le nôtre, preuve que l’histoire littéraire se fait dans un après-coup à la fois distancié et réflexif par rapport à l’époque de première parution des textes.
La « revie littéraire » atteste ainsi qu’il n’y a pas seulement une mémoire officielle et définitive du roman, mais qu’il y a des mémoires de celui-ci, qui, toujours en mouvement, bousculent les classements définitifs et les idées reçues.

Les études portent, chronologiquement, sur 21 auteurs : Léon Werth, Jean Galmot, Jean-Richard Bloch, Jean de La Ville de Mirmont, Marc Chadourne, Emmanuel Bove, Emmanuel Robin, Pierre Bost, Georges Hyvernaud, Irène Némirovsky, Henri Calet, Pierre Herbart, Raymond Guérin, Maurice Sachs, Paul Gadenne, Julien Blanc, Jean Malaquais, Paul Nothomb, Jacques Chauviré, Maurice Raphaël, Jean Forton.

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Messe là-bas de Paul Claudel (La), 2009, Edition critique et étude du texte par Marie-Joséphine Whitaker, Éditions des Annales Littéraires de l'Université de Franche-Comté, 232 p., n°850

« Édition critique et étude du texte », précise la couverture. Cette double démarche s’inscrit dans un même projet. En revenant au manuscrit de 1917 et en procédant à une minutieuse analyse littéraire de La Messe là-bas, il s’agissait de retrouver le vrai texte : à la fois correct, libre d’erreurs d’édition, et aussi écrit authentique, haute poésie – tout autre chose que des vers « pieux ». Le but ultime ? Restituer la place qui revient à un ouvrage délaissé en raison de son indéniable difficulté. Une texture d’une densité peu commune, sous-tendue par une vaste érudition, une gamme stylistique qui va du familier à l’emploi autant expert que désin¬volte des figures de rhétorique, puis passe de la confidence à l’exposé théologique : la manière claudélienne imposait à l’inter¬prète force décryptages et annotations. Mais au-delà, l’œuvre exigeait d’être lue comme un émouvant document humain. Si le poète symboliste retrempe sa plume dans l’encre des Pères, l’humble voix du croyant reste audible tout au long, homme déchiré qui a tant aimé et souffert. Depuis l’Introït jusqu'au dernier Évangile se maintient le lien avec le vécu de l’auteur ; sans quoi point de lyrisme ni de pathétique. Or c’est là en dernière analyse que se découvre la beauté du poème liturgique claudélien.

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Laforgue Pierre, Pierre Laforgue comment « Les Armes miraculeuses » d’Aimé Césaire, 2009, Éditions Gallimard

 

Sur les traces de Camille et Paul Claudel. Archives et presse, 2009, Textes présentés par Sophie Gauthier. Sous la direction de Marie-Victoire Nantet, Marie-Domitille Porcheron, Anne Rivière, Éditions Poussière d'Or, 364 p.

En regroupant les Actes du Colloque – réuni à Amiens en octobre 2007 à l’initiative de la Faculté des Arts de l’Université de Picardie Jules Verne et de l’Association Camille et Paul Claudel en Tardenois – et le corpus d’articles de presse contemporains de Camille Claudel, cet ouvrage invite le lecteur à s’engager Sur les traces de Camille et Paul Claudel.

La première partie, « Constitution et usage des archives », examine les archives claudéliennes, celles du frère et de la sœur, et en révèle les différences. L’entrée du fonds Claudel à la BnF, le recensement des documents conservés au Département des Arts du Spectacle, l’examen du fonds Claudel à la Comédie-Française, exposent les facettes d’une œuvre dont les traces, savamment répertoriées, abondent. Et pour cause ! Tout ce qu’écrit Paul Claudel entre en action par le jeu (coordonné ou non) des publications, des correspondances, des mises en scène, en musique ou en images. Rien de comparable pour Camille Claudel : hormis les correspondances (la sienne et celles dont elle est l’objet), quelques photos et un dossier médical, la statuaire n’a laissé de trace que dans les journaux et revues de son époque.

Aussi, la seconde partie leur accorde-t-elle la place qu’ils méritent en rassemblant sous le titre « Dossier de presse sur Camille Claudel de 1885 à 1918 » tous les articles de presse contemporains de Camille Claudel, recensés à ce jour. Ils apportent l’éclairage latéral que l’historien Jacques Cassar – auquel ce colloque rend hommage – a été le premier à prendre en considération.

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